Correspondance inédite de Mme. du Deffand: avec d'Alembert, Montesquieu, le présnt. Hénault, la duchesse du Maine, mesdames de Choiseul, de Staal, le marquis d'Argens, le Cher. d'Aydie, etc. ; suivie des lettres de M. de Voltaire à Mme du Deffand, Volume 2

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chez Léopold Collin, 1809 - French letters
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Page 171 - Ses sentiments sont fins et délicats, mais son esprit vient trop souvent à leur secours pour les expliquer et les démêler, et, comme rarement le cœur a besoin d'interprète, on serait tenté quelquefois de croire qu'il ne fait que penser ce qu'il imagine sentir; il paraît 22 démentir M.
Page 311 - ... d'ailleurs il n'est pas mal qu'on ait une faute à réparer : cela engage à faire de grands efforts pour forcer le public à l'estime et à l'admiration , et assurément son vilain mari n'aurait fait aucune des grandes choses que ma Catherine fait tous les jours.
Page 198 - Sa folie a toujours été de vouloir être raisonnable; et comme les femmes qui se sentent serrées dans leur corps s'imaginent être de belle taille, sa raison l'ayant incommodée, elle a cru en avoir beaucoup. Cependant elle n'a jamais pu surmonter la vivacité de son humeur, ni l'assujettir du moins à quelque apparence d'égalité; ce qui souvent l'a rendue désagréable à ses maîtres, à charge dans la société, et...
Page 76 - Veyle et moi; notre souper fut excellent, et, ce qui vous surprendra, nous nous divertîmes. Je vous avoue qu'au sortir de là si j'avais su où vous trouver, j'aurais été vous chercher; il faisait le plus beau temps du monde, la lune était belle, et mon jardin semblait vous demander. Mais, comme dit Polyeucte, que sert de parler de ces matières à des cœurs que dieu n'a pas touchés*?
Page 297 - J'apprends, madame, que vous avez perdu M. d'Argenson. Si cette nouvelle est vraie , je m'en afflige avec vous. Nous sommes tous comme des prisonniers condamnés à mort, qui s'amusent un moment sur le préau jusqu'à ce qu'on vienne les chercher pour les expédier. Cette idée est plus vraie que consolante. La première leçon que je crois qu'il faut donner aux hommes, c'est de leur inspirer du courage dans l'esprit; et puisque nous sommes nés pour souffrir et pour mourir, il faut se familiariser...
Page 15 - ... d'heure pour ses repas ; elle a déjeuné à Gisors à huit heures du matin avec du veau froid; à Gournay elle a mangé du pain trempé dans le pot, pour nourrir un Limousin, ensuite un morceau de brioche, et puis trois assez grands biscuits. Nous arrivons, il n'est que deux heures et demie, et elle veut du riz et une capilotade; elle mange comme un singe, ses mains ressemblent à leurs pattes; elle ne cesse de bavarder. Sa prétention est d'avoir de l'imagination et de voir toutes choses sous...
Page 263 - ... un grand éloge de Rabelais ; et je le pris pour un prince de mauvaise compagnie qui avait le goût gâté. J'avais alors un souverain mépris pour Rabelais. Je l'ai repris depuis ; et comme j'ai plus approfondi toutes les choses dont il se moque, ( a63 ) j'avoue qu'aux bassesses près, dont il est trop rempli, une bonne partie de son livre m'a fait un plaisir extrême.
Page 268 - Rabelais, quand il est bon , est le premier des bons bouffons : il ne faut pas qu'il y ait deux hommes de ce métier dans une nation; mais il faut qu'il y en ait un.
Page 172 - II est impétueux dans toutes ses actions, dans ses disputes, dans ses approbations. Il paraît vivement affecté des objets qu'il voit et des sujets qu'il traite; mais il passe si subitement de la plus grande véhémence à la plus grande indifférence, qu'il est aisé de démêler que si son âme s'émeut aisément, elle est bien rarement affectée; cette impétuosité qui serait un défaut en tout autre, est presque une bonne qualité en lui : elle donne à toutes ses actions un air de sentiment...
Page 343 - Vi je suis content d'un ouvrage où il ya autant de mauvais que de bon , autant de phrases obscures que de -claires, autant de mots impropres que d'expressions justes, autant d'exagérations que de vérités.

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