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Les limonadiers ne pouvaient , il y a vingt ans , vendre du vin , ni donner à manger ; presque tous aujourd'hui donnent des déjeûners à la fourchette; principalement des coteleites, des rogaons au vin de Champagne, etc.

Les principaux cafés sont :
Le café de la Régence, place du Tribunat.

de Virginie , idem.
de la Barrière des Sergens, rue St..

Honoré.
Militaire, rue St.-Honoré.
Hardy , boulevard Italien.
Anglais , idem.
Tortoni, rue Taitbout.
Frascati, rue de Richelieu,
de Minerve, même rue.
du Mail, rue du Mail.
du Midi, idem.
Flamand, rue St.-Louis St.-Honoré.
Mazurier, à l'eutrée des Champs-
Elysées.

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Les cafés., Vautour, Lyrique , de la Vic.

toire, Yon, des Arts, Godet, Ager,

boulevard du Temple.
Le café de la porte St.-Martin.

Manoury, quai de l'École.
Zoppi , rue de l'ancienne Comédie

Française.

Conti, quai de la Monnaie ou Conti. Les principaux au Palais-Royal, sont : Les cafés de Foi, du Caveau, Valois ,

Corrazza , des Mille Colonnes, des
Etrangers, Anglais, des Égyptiens, du
Mont St.-Bernard, de l'Empire, Borel,
Fitz-James, Peyron, etc.

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Le peuple de Paris fête exactement la Saint-Martin, et mardi gras , et mettrait plutôt sa chemise la veille au Mont-dePiété, que de ne pas acheter un dindon

ou

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ou une oie à la vallée. Le prix de la volaille est exhorbitant ces jours-là.

Les cabarets, et les tabagies se remplissent dès le matin.

Les Commissaires de police ont ordre de ne pas sortir de chez eux; la garde leur amène à chaque instant des délinquans ; beaucoup vont coucher en prison en sortant du bastringue ou des guinguettes. Depuis quelques apnées on voit

peu

de masques ; mais grand nombre de personnes déguisées depuis la révolution.

Sous l'ancien régime , la police était trèsattentive à la représentation extérieure de la joie publique , malgré la misère qui régnait; elle payait à ses frais de nombreuses mascardes. Trois ou quatre mille espions étaient habillés en chianlits , et formaient des cavalcades ; lis répandaient dans tous les quartiers de Paris , se réunissaient ensuite dans le faubourg St.-Antoine, et formaient deux files, jusqu'au bout du faubourg St.-Honoré. Là, ils figuraient une Toine I,

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allégresse publique, fausse ou mensongère, et le rapport de la police portait, que le peuple était heureux, qu'il travaillait, qu'il payait ses impositions sans difficulté.

CH A PITRE X X I.

Sociétés ; cercles et dîners ; FrancsMaçons; - anecdotes sur les Jésuites;

opinion du grand Frédéric sur les Jésuites ; réception de Voltaire dans la loge des Neufs-Sæurs.

SOCIÉTÉS; CERCLES ET DINERS.

Sous l'ancien régime les sociétés étaient bien classées : noblesse , finance , parlemens et cour souveraine ; avocats, procureurs, etc. La noblesse n'admettait les financiers que lorsqu'elle avait besoin d'argent. Le haut clergé recevait le bas clergé comme par grace.

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