La liberté de l'esprit humain dans la foi catholique

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A. Le Clère, 1864 - Church - 375 pages
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Page 341 - ... ne s'agissait que du droit que la philosophie possède, aussi bien que les autres sciences, d'user de ses principes, de sa méthode et des conclusions auxquelles elle arrive, et si la liberté qu'on lui attribue consistait à user de ce droit de façon à ne rien embrasser qui lui fût étranger ou qu'elle n'eût acquis d'elle-même, et selon les conditions qui lui sont propres. Mais cette liberté légitime de la philosophie doit reconnaître ses limites et s'y renfermer. Car jamais il ne sera...
Page 340 - Qui d'entre les hommes connaît ce qui se passe dans l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme, qui est en lui ? De même personne ne connaît ce qui est en Dieu si ce n'est l'Esprit de Dieu.
Page 234 - L'Église enseigne donc et proclame que si quelquefois on peut employer la science humaine à l'étude des oracles divins la raison ne doit point pour cela usurper orgueilleusement le droit d'enseigner en maîtresse, mais qu'elle doit agir comme une servante obéissante et soumise, dans la crainte de s'égarer en marchant en avant, et de perdre, en suivant l'enchaînement des paroles extérieures, la lumière de la vertu intérieure et le droit sentier de la vérité.
Page 339 - Nous ne pouvons tolérer que tout soit confondu témérairement et que la raison envahisse, pour y semer le trouble, le terrain réservé aux choses de la foi ; car les limites que la raison n'a jamais eu le droit de dépasser et qu'elle ne peut franchir sont très-certaines, et parfaitement connues de tous.
Page 112 - Le premier est que si on supposait que la foi vient aux hommes par le cœur sans l'esprit, et par un instinct aveugle de grâce , sans un raisonnable discernement de l'autorité à laquelle on se soumet pour croire les mystères, on courrait risque de faire du christianisme un fanatisme , et des chrétiens des enthousiastes.
Page 335 - Père, déclara que les mystères les plus profonds des vérités n'avoient point été manifestés aux prudents et aux sages de ce siècle, qui s'enorgueillissent de leur génie et de leur science, et n'admettent point que l'obéissance de la foi soit plus excellente, mais au contraire aux hommes humbles et simples qui s'appuient et se reposent sur l'oracle de la foi divine.
Page 171 - Jésus n'est pas limitée. L'Église a eu ses époques et ses phases; elle s'est renfermée dans des symboles qui n'ont eu ou qui n'auront qu'un temps : Jésus a fondé la religion absolue, n'excluant rien, ne déterminant rien si ce n'est le sentiment. Ses symboles ne sont pas des dogmes arrêtés; ce sont des images susceptibles d'interprétations indéfinies. On chercherait vainement une proposition théologique dans l'Évangile. Toutes les professions de foi sont des travestissements de...
Page 341 - Il attribue à la Philosophie une liberté qui ne doit pas s'appeler liberté de la science, mais plutôt licence de la Philosophie, licence tout à fait condamnable et intolérable. Grâce à une distinction établie entre le Philosophe et la Philosophie, il admet pour le Philosophe le droit et le devoir de se soumettre à l'autorité que lui-même aura reconnue pour légitime ; mais il nie que la Philosophie ait ce droit, soit tenue à ce devoir; de sorte que, sans tenir aucun compte de la doctrine...
Page 233 - L'Église reprend fortement, et elle a toujours condamné et condamne la conduite de ceux qui, abusant de la raison, ne rougissent ni ne craignent de l'opposer et de la préférer follement et criminellement à l'autorité de Dieu, qui s'élèvent insolemment, qui, aveuglés par leur orgueil et par leur vanité, perdent la lumière de la vérité et rejettent avec un souverain mépris cette foi dont il a été écrit : Qui ne croit pas sera condamné. Pleins de confiance en eux-mêmes, ils nient...
Page 342 - ... doit reconnaître ses limites et s'y renfermer. Car jamais il ne sera permis à la philosophie, pas plus qu'au philosophe, d'affirmer quoi que ce soit de contraire aux enseignements de la divine révélation ou de l'Eglise, ou de révoquer en doute aucune des vérités qu'elles nous proposent, par ce motif qu'on ne les comprend pas ; il ne leur sera pas permis davantage de ne pas recevoir le jugement que l'autorité de l'Église aura porté sur quelque proposition philosophique demeurée libre...

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